Appelé autrefois diabète insulinodépendant (DID), est habituellement découvert chez les personnes jeunes : enfants, adolescents ou jeunes adultes. En Algérie, Il touche 8% de la population diabétique.

C’est est une maladie auto-immune. L’organisme s’attaque et détruit par des anticorps et des cellules de l’immunité les cellules bêta qui fabriquent l’insuline.

Le glucose ne pouvant entrer dans les cellules retourne dans le sang. Le taux de glucose augmente dans le sang.

Cette destruction de la cellule bêta se produit, chez des personnes ayant une prédisposition génétique (familiale) mais les autres causes sont mal connues. L’environnement aurait également un rôle.

Le risque d’avoir un diabète de type 1, pour une personne issue de père diabétique est de 8 %, d’une mère diabétique de 4 % mais ce risque passe à 30 % si les deux parents le sont).

Quels sont les symptômes annonciateurs d’un diabète de type 1 ?

une soif intense, des urines abondantes, un amaigrissement rapide.

Sur le plan biologique, on retrouve dans le sang un taux trop élevé de sucre dépassant 1, 26 g/l « hyperglycémie », dans les urines, une présence de sucre (Glycosurie) et des corps cétoniques lorsque l’hyperglycémie dépasse 1,80 g/l.

Si le diabète n’est pas diagnostiqué à temps et pris en charge rapidement, les symptômes de l’acidocétose peuvent apparaître : des nausées et des vomissements, une perte d’appétit, une somnolence, une haleine fruitée ou une odeur anormale des urines et une déshydratation. C’est une urgence vitale.

Quels sont les risques liés au diabète ?

Il existe deux types de risques liés au diabète de type 1 : 

  • Les complications métaboliques aigües
  1. L’hypoglycémie : c’est une baisse trop importante du taux de sucre dans le sang (au-dessous de 0,70 g/l) ; L’incidence des hypoglycémies légères à modérées chez les patients diabétiques de type 1 est d’environ 30 épisodes/patient/année (moins d’un épisode par semaine). Celle des hypoglycémies sévères est de 3,2 épisodes/patient/année.

Elle est précédée par des signes tels que :

  • Sensation de faim intense (fringale) ;
  • Sueurs ;
  • Nausées ;
  • Douleurs abdominales ;
  • Palpitation ;
  • Tremblements ;
  • Fatigue intense ;
  • Fourmillements des extrémités ;
  • Engourdissement des membres ;
  • Maux de tête ;
  • Troubles de la vision et de l’équilibre…

Parfois, des troubles neuro-psychiques plus graves :

  • Crises d’agressivité ou de mélancolie ;
  • Confusion mentale ;
  • Perte de la mémoire récente ;
  • Activité psychomotrice intense
  • vision double ;
  • Hémiplégie ;
  • Hallucinations;
  • Crise épileptique… ;
  • Le coma hypoglycémique s’accompagne de sueurs, de convulsions, d’hypertonie

Un traitement urgent s’impose pour éviter la mort ou les graves séquelles neurologiques qui peuvent se rencontrer notamment chez les personnes âgées ou fragilisées.

  • Causes et facteurs de risque

Les causes les plus fréquentes sont indépendantes de l’organisme :

  • Il peut s’agir d’une erreur thérapeutique dans le traitement du diabètetelle qu’un surdosage en insuline, ou une restriction alimentaire excessive ;
  • Un régime amaigrissanthypocalorique trop sévère…
  • Une activité physique imprévue et intense
  • Conduite à tenir devant une hypoglycémie :

Le principe fondamental de la prise en charge de l’hypoglycémie est la prévention.

  • Quelle éducation thérapeutique?

Votre accompagnement thérapeutique (éducation thérapeutique) et celui de vos proches de consiste à vous rendre capables :

d’identifier les signes annonciateurs de l’hypoglycémie et la manière de la corriger efficacement grâce à la prise de glucose à absorption rapide.

– de réaliser des contrôles glycémiques capillaires avec votre lecteur de glycémie, d’agir selon les résultats pour corriger votre glycémie.

de comprendre le mécanisme d’action et la pharmacodynamie des différentes insulines que votre médecin traitant vous a prescrits ainsi que sur les éléments de diététiques de base (aliments contenants des hydrates de carbone).

de d’évaluer le risque lié à l’exercice physique ; les facteurs favorisant l’hypoglycémie étant les efforts prolongés ou d’intensité inhabituelle, l’apport insuffisant d’hydrate de carbone par rapport à l’insulinémie, l’absence de contrôle glycémique avant ou pendant l’activité et l’insensibilité aux hypoglycémies. Les chutes de glucose plasmatique après le sport (heures qui suivent) ne sont pas banales. Un contrôle glycémique après l’activité est donc tout autant important qu’avant et pendant.

Si le taux plasmatique de glucose est bas ou normal-bas avant l’activité physique, il est recommandé de prendre une collation et d’emporter du sucre disponible lors de la pratique de l’activité physique. Lorsque l’activité est prévue pour une durée de plus de trois heures, la dose d’insuline lente devrait être adaptée dans la mesure du possible.

  • Correction de l’hypoglycémie en fonction de la sévérité.
Si votre glycémie < 0,72 g/l, corrigez avec 15 g de glucose = 4 morceaux de sucre = 2 cuillères à café de miel = 2 cuillères à soupe de sirop = 1,75 dl de boisson sucrée (jus de fruit ou soda* ou Limonade*, etc.)
Si votre hypoglycémie < 0,45 g/l et que vous êtes conscient, corriger avec 30 g de sucre = 8 morceaux de sucre = 4 cuillères à café de miel = 4 cuillères à soupe de sirop = 3,5 dl de boisson sucrée (jus de fruit ou soda* ou Limonade*, etc.)
– Refaites une glycémie capillaire 20 à 30 minutes après l’apport de glucides – Si glycémie < < 0,72 g/l corriger à nouveau avec 15–30 g de glucides
Si votre proche fait une hypoglycémie avec altération de son état de conscience/coma, injectez-lui du glucagon en IM et corrigez avec >30 g de sucre une fois vous avez repris votre conscience (appelez les secours et consultez en urgence)

* non light ou zéro.

  • L’acidocétose : Elle consiste en une accumulation de substances toxiques, appelées corps cétoniques, qui rendent le sang trop acide.

Une élévation de la concentration sanguine de corps cétoniques est facile à traiter, si elle est décelée et traitée sans délai; cependant, si rien n’est fait, la personne peut finir par sombrer dans le coma et mourir.

L’acidocétose diabétique conduit souvent à un diagnostic  de diabète de type 1. Elle peut également se produire chez les personnes dont le diabète de type 1 est déjà connu lorsque celles-ci omettent une dose d’insuline, contractent une infection ou subissent un traumatisme ou une blessure.

Puisque les cellules ne peuvent utiliser le glucose par manque d’insuline, l’organisme dégrade les graisses pour se procurer de l’énergie, ce qui libère des corps cétoniques (substances toxiques). Les corps cétoniques s’accumulent dans le sang, ce qui le rend plus acide.

Par défaut de l’insuline qui permet le transport du sucre à l’intérieur des cellules pour produire de l’énergie; les cellules vont  rechercher d’autres sources d’énergie. Pendant ce temps, le glucose s’accumule dans la circulation sanguine et lorsque l’acidocétose diabétique est constatée, le taux de sucre dans le sang (la glycémie) est souvent très élevé, soit plus de 2,52 g /L, tandis que la concentration d’insuline est très faible.

  • Les complications micro-vasculaires

L’hyperglycémie chronique des diabétiques endommage progressivement les petits vaisseaux sanguins des reins et des yeux ainsi que les nerfs, provoquant par la même des troubles oculaires, nerveux et rénaux. Les vaisseaux s’obstruent et, si certaines parties de notre corps ne sont plus assez irriguées, elles peuvent mourir. L’excès permanent de sucre dans le sang engendre donc des complications telles la cécité, une insuffisance rénale, une neuropathie (atteinte des nerfs) des jambes pouvant provoquer des « maux perforants plantains » ou encore des atteintes des nerfs commandant le sexe.